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Retour à la terre

Dans le système chaotique qui caractérise notre vie occidental, il arrive toujours un moment où on n’en peut plus. On ne supporte plus personne, on a vraiment envie tout balancer par-dessus bord, travail, famille, affections. Même les fêtes, même les vacances nous semblent insipides, insupportables, répétitives jusqu’à la nausée. On se sent cerné, coincé, frustré, immobilisé, prisonnier, et effondré dans la mollesse d’un fauteuil, on se dit que la vie dans ces conditions est un enfer, qu’il n’est plus possible de continuer ainsi, qu’il faut trouver une solution. Et bien, en voici peut-être une.

 

« Du travail contre du pain », c’est ce qu’offre le Willing workers on organic farms : il s’agit d’un volontariat dans des fermes biologiques qui n’utilisent aucun fertilisant artificiel, herbicides ou pesticides. Cette organisation a été crée il y a  environ une trentaine d’année par Sue Coppard, une londonienne qui voulait organiser, durant les week-end, des séjours dans des fermes biologiques contre un travail non spécialisé. Ce système a très vite intéressé un petit groupe de personnes qui s’est multiplié rapidement, et un nombre toujours plus grand de fermes s’est mis à offrir nourriture et logement en échange de bras. Aujourd'hui on retrouve cette organisation dans un grand nombre de pays allant de l’Australie au Canada, du Ghana au Danemark, du Népal à l’Italie, de l’Ouganda aux Etats-Unis, de la Corée à la Grande-Bretagne.

 

Le Wwoof est un système d’échange non monétaire qui est le point de rencontre de deux exigences : d’une part, le besoin en main d‘oeuvre de ceux qui font de l’agriculture biologique ou biodynamique (méthode coûteuse, surtout si l’unité est petite, qui, par rapport aux méthodes conventionnelles, requiert un travail plus intensif, surtout dans certaines périodes), et d’autre part, l’exigence des travailleurs volontaires, les wwoofers, qui désirent vivre une expérience de travail et de vie à la campagne, mais aussi apprendre les techniques de culture biologique qu’ils peuvent ensuite appliquer dans leurs jardins ou sur leurs balcons quand ils rentrent chez eux, ou si, tout à coup, ils décident de faire le grand saut, et de s’établir à la campagne.

 

C’est pour cela que cette association demande entre autres aux agriculteurs d’avoir la patience d’enseigner quelque chose, d’offrir une gamme de travaux variés, de ne pas considérer les volontaires comme des hommes de peine dont il peuvent profiter gratuitement. De leur côté, les volontaires doivent accepter d’exécuter tous les genres de travaux, durs ou banals, environ six heures par jour et six jours par semaine (il s’agit de la moyenne suggérée, mais elle est décidée d’un commun accord avec l’agriculteur), ne pas faire perdre de temps, ne pas considérer ce système comme un moyen de vacances économiques ou de voyager facile.

 

Quelques jours ou quelques semaines de bonne fatigue physique, un rythme régulier lié au travail de la terre, une ambiance saine ne sont-ils pas l’idéal pour se vider du stress ?

 

(Pour ceux qui voudraient une explication en français, voir Wwoof Suisse)

(photo : wwoof)

 

Ecrit par ImpasseSud, le Jeudi 4 Décembre 2003, 16:06 dans la rubrique "Les hommes de bonne volonté".