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A bord d'un porte-conteneurs

 Les gens se jettent de plus en plus sur les croisières. Mon expérience en la matière n'est pas bien grande, elle se résume surtout à deux longues traversées sur des ferries qui en avaient toutes les caractéristiques : cabines avec tout le confort, piscine, salle de gym, massages, sauna, boutiques, banque, deux cinémas, plusieurs restaurants, solarium, night-club avec spectacles, etc.. Il ne manquait que la visite aux escales, en groupes compacts mais avec l'air détaché, de lieux consacrés dont on vous donne juste le temps de confimer l'idée-cliché que vous en aviez déjà. Bien sûr, à chacun ses goûts, mais pour ma part, je ne vois pas où est le plaisir, je n'y vois rien d'autre qu'une grande surface flottante, et, ce qui est encore pire, avec la foule du samedi dans un centre commercial. Mon rêve, si j'exclus les mauvaises humeurs de la mer auxquelles je suis terriblement sensible, ce serait une "croisière" comme celle-ci :

 

"...A sa façon, le devin de Hong-Kong, continuait à me faire des cadeaux, bien des années après. Le cadeau suivant fut dix-huit longues journées de silence et de solitude, lentes et extrêmement reposantes, à bord d'un bateau qui faisait route de l'Europe à l'Asie, à travers les grandes mers de l'Histoire, la Méditerranée, la Mer Rouge, le Golfe Persique, l'Océan Indien.
Pour une raison étrange, on a l'habitude de penser aux affaires humaines comme à des évènements sur terre, à voir le passé sous l'aspect physique des monuments, dans ce qui a été construit, dans les restes de ce qui a été détruit et dans les tombes. Et pourtant, une grande partie de l'histoire, et, souvent, la plus dramatique justement, a été écrite sur les mers où les hommes n'ont laissé aucune trace, où tout a été englouti par l'eau qui, aujourd'hui, est comme elle l'était il y a mille ou cent mille ans, c'est-à-dire illisible. La mer a inspiré les grands rêves de conquête de l'homme. C'est sur la mer que s'est joué le sort de certaines civilisations et de certains empires. C'est la promesse de terres inconnues au-delà de l'horizon qui a poussé les grands navigateurs à confier leurs propres vies à la mer.
L'idée de rentrer à la maison, à Bangkok, à travers ces eaux chargées d'histoire et de ne pas devoir refaire, par voies de terre, la même route que j'avais faite en train m'attirait beaucoup. En plus, j'aimais l'idée d'une longue période d'isolement sur un bateau qui, une fois qu'il se détacherait de la terre, serait impossible à atteindre.
Les bateaux appartiennent aux moyens de se déplacer les plus anciens, les plus classiques et les plus agréables du monde. Malheureusement, il s'agit aussi d'un moyen qui est en train de disparaître rapidement et d'un autre de ces plaisirs dont, suite à la nécessité d'être modernes, nous sommes en train de nous priver. Les bateaux existent toujours, ils ont encore tous des cabines pour les passagers, mais les règles de la bureaucratie et des assurances les ont rendues inaccessibles.
Moi, j'ai eu de la chance. A Singapour j'avais été invité à un dîner chez Roberto Pregaz, l'Italien qui avait dirigé l'ancien Raffles Hotel durant ses dernières années de gloire, avant qu'on ne le modernise lui aussi et qu'il ne devienne un supermarché du tourisme de luxe. Je lui avais demandé si, parmi les lignes de navigation italiennes, il connaissait quelqu'un qui faisait l'aller-et-retour avec l'Orient(...). La réponse que j'avais reçu avait été très courtoise et encourageante. Si je signais des papiers par lesquels je déchargeais la compagnie de navigation de toutes les responsabilités sur ce qui pouvait m'arriver à bord, je pouvais m'embarquer, - cette fois-ci avec Angela - , sur un navire porte-conteneurs, le Trieste, qui ferait route de La Spezia à Singapour à fin septembre. Un véritable cadeau.
Ce cadeau commença par La Spezia en elle-même. (...) Sans ce bateau, je n'y aurais probablement jamais mis les pieds. J'aurais perdu une délicieuse ville du XIXe siècle, construite par un amiral, avec un grand sens de l'esthétique, sur l'ordre de Cavour, quand l'Italie qui venait juste de réaliser son unité avait eu besoin d'un arsenal et d'une base pour sa Marine Militaire. (...) 

Le départ du Trieste, prévu pour le samedi, avait d'abord été reporté au lundi, puis au mercredi, et c'est ainsi que nous eûmes également le temps d'aller à Portovenere (...). Alors que nous rentrions en autobus, le long du littoral, nous vîmes le Trieste, imposant et laid, qui entrait dans le port. Quand nous nous sommes approchés pour y monter, ce bateau de 200 mètres de long nous sembla immense. Les piles de conteneurs qui occupaient complètement le pont étaient comme des blocs d'appartements entre lesquels il restait d'étroits passages, et nous eûmes l'impression d'entrer dans une ville déserte.

Avec l'avènement des conteneurs, les navires ont perdu l'ancienne élégance de leurs silhouettes, et les ports la vivacité des grouillements d'humanité. Le "nouveau port" de La Spezia ressemblait au set d'un film de science-fiction. D'énormes grues se déplaçaient d'avant en arrière, chargeant et déchargeant de gros caissons en fer de toutes les couleurs, les mettant sur camion, sur des bateaux, les déposant sur des tas d'autres caissons, le tout de façon automatique, au son d'une sonnerie d’alarme continuelle qui n'alarmait personne. Sur l'étendue des espaces, on ne voyait pas âme qui vive, comme si tout était manoeuvré par un ordinateur quelconque, lointain, et que les hommes n'existaient plus.

Partir en voyant les lumières de ce port spectral se perdre en même temps que celles qui étaient éparpillées le long de la baie dans la fumeuse obscurité de la nuit nous réchauffa le coeur. Pendant près de trois semaines, nous n'avons pas touché terre, et les jours se sont écoulés, l'un derrière l'autre, constamment dans l'attente d'un but : la vue de Scylla et de Charybde, le passage à travers le détroit de Messine, l'embouchure du Canal de Suez, l'arrêt aux Lacs Amers, l'entrée dans la Mer Rouge et la traversée d'un des points les plus chauds de la Terre.

Nous avions une cabine spacieuse et confortable, avec un grand hublot à travers lequel, la nuit, nous pouvions suivre le voyage du bateau. A l'origine, c'était une des cabines réservées aux élèves-officiers, mais il n’y en a presque plus et elle était restée inutilisée pendant longtemps. L'équipage lui-même, pour des raisons d'économie, était réduit à un minimum de dix-huit hommes qu'on ne voyait presque jamais, à cause des roulements. Les journées passaient, très rapides, rythmées par les cérémonies du déjeuner et du dîner, dans la petite salle, avec les officiers, élégants dans leurs uniformes blancs, seigneurs aux manières d'autrefois, pleins de délicatesses et d'histoires de la mer avec lesquelles entretenir leurs hôtes. La nourriture, préparée par un chef napolitain, était excellente avec des plats toujours différents des précédents.

Moi, je me levais avec le soleil, je faisais en courant une dizaine de fois le tour du navire, puis je passais des heures et des heures assis à la poupe, loin du bruit des moteurs, à lire, à me perdre, le regard dans la mer, à observer un membre de l'équipage qui, au loin, grattait, seul, la rouille d'un cabestan. Dans le silence, pointillé par le craquement des conteneurs légèrement balancés par l'ondulation du navire, j'avais finalement l'impression de comprendre les marins : eux aussi étaient des évadés, eux aussi, ils fuyaient les gens "de terre", les engagements sociaux, le poids des relations, pour vivre des semaines et des mois dans cet univers d'eau et de ciel, constant mais continuellement changeant, pour jouir de la simple silhouette d'une île dans la brume ou d'un phare qui lance des clins d'oeil dans l'obscurité.

Belle race que les marins! Mais eux aussi voués à disparaître. On ne les appelle déjà plus ainsi. "Matelot", "mousse" et "maître d'équipage" ont été abolis, et à leur place, pour des raisons syndicales, une nouvelle catégorie les a remplacés, celle des "comuni polivalenti", les hommes à tout faire. Il est en train de se produire la même chose pour la sagesse marinière, accumulée à travers les siècles. Le monde moderne ne sait plus quoi en faire. Désormais, les instruments se débrouillent seuls. Dans le temps, un marin devait aiguiser son regard pour reconnaître la présence d'un banc de poissons dans la façon particulière dont les vagues se ridaient, pour voir de loin la navigabilité d'une rade, ou pour apercevoir à temps un bas fond sur lequel le bateau pouvait s'échouer. Maintenant, tout ce travail est confié aux sonars et aux radars, qui, chaque année, deviennent plus précis. Et pourtant, que de connaissances perdues! Combien d'antennes naturelles tombent de la tête de l'homme pour être remplacées par des antennes électroniques!

"Tout est automatique. Il n'y a plus besoin de regarder la mer!" disait le capitaine, inconsolable. Mais la mer, quand on la regardait, était extraordinaire! Différente à chaque heure, avec des couleurs différentes, une intensité différente, une consistance différente, des sons différents, des mouvements différents, des spectacles différents. Une fois nous avons vu des dauphins suivre le flan du bateau, une autre, une baleine qui plongea rapidement, comme effrayée par notre monstruosité, puis des bancs de poissons volants qui jouèrent longuement avec la quille, et les requins qui, disaient les marins, en cette saison allaient s'accoupler et se reproduire au large de Djibouti.

Toutes les rencontres dans la petite salle finissaient par des lamentations sur ce qui avait changé sur les bateaux et dans la poésie que la technologie avait ôté à la vie en mer. La faute, disait le maître des machines, il fallait l'attribuer aux Américains qui ont dépensé tellement d'argent pour aller sur la Lune, et qui, n'y ayant rien trouvé d'exploitable, doivent désormais récupérer leurs investissements, en recyclant vers l'usage civil la technologie développée pour ce voyage, et en la vendant dans le monde entier. Lui, il était convaincu que les grands transports internationaux seront bientôt confiés à des sous-marins complètement contrôlés par des ordinateurs, sans aucun équipage, et avec des moteurs qui n'auront pas à affronter les difficultés et les forces contraires de la navigation en surface.

Le cuisinier en voulait surtout au téléphone qui avait fait perdre à tout le monde l'habitude d'écrire à la maison, et qui faisait dépenser de l'argent inutilement pour les trois minutes des conversations hebdomadaires faites exclusivement de "Allo. Tu m'entends?", "Oui, Je t'entends très bien", "Moi aussi".

A bord, nous avions tout le temps la sensation d'assister à quelque chose qui finissait. Puis, un jour, cette sensation se précisa : notre voyage était un enterrement. Peu après avoir doublé le Cap Guardafui, regarde et fuis, le radio avait reçu un message des syndicats qui invitaient l'équipage à se mettre en grève. La société d'Etat, propriétaire du Trieste, était en train de négocier pour le vendre. A son retour, le navire allait passer sous le contrôle d'une multinationale quelconque, qui allait le rebaptiser, l'enregistrer dans un pays au pavillon de complaisance et allait remplacer les "comuni polivalenti", tous Italiens, par des marins asiatiques, par des Chinois peut-être, payés à moins de 50 dollars par mois.

C’était donc le dernier voyage d’un des rares navires qui battaient encore pavillon italien. Assis à la poupe, je me demandais combien de temps encore ce monde-là pouvait durer, sur pied exclusivement grâce aux critères incultes, inhumains et immoraux de l'économie. En découvrant la silhouette des îles lointaines, j'en imaginais une, encore habitée par une tribu de poètes qu’on tiendrait en réserve pour quand, après le Moyen-âge du matérialisme, il faudra que l'humanité recommence à mettre d'autres valeurs dans sa propre existence.

Un des grands plaisirs du bateau, c'était d’avoir le temps de laisser l'esprit vagabonder parmi les pensées, jouer avec l’imagination, fouiller dans les choses les plus absurdes. Parfois, j'avais l'impression de passer dans un filtre tout le lest des souvenirs que j'avais accumulés dans ma vie. Parfois, c'était comme de redécouvrir, dans un grenier, des boîtes de vieilles photos oubliées. Je sentais que cet abandon était régénérateur.

Prendre du temps pour soi est un traitement simple pour les maux de l'âme, mais il semble que personne ne se le permette facilement. Pendant des années, dans mes moments de dépressions, j'avais rêvé, en théorie, de mettre sur la porte de ma chambre un écriteau qui disait "Je suis parti déjeuner", et puis, de faire durer cette absence pendant des jours ou des semaines. Je venais finalement d'y réussir. Sur ce bateau, j'étais continuellement "parti déjeuner", et j'avais tout le temps pour observer un groupe d'hirondelles qui était venue à bord quand nous étions en Méditerranée et qui, de temps en temps, sortait pour voleter sur la mer et rentrer se cacher entre les conteneurs. J'avais le temps de penser au temps, de me demander pourquoi, instinctivement, je trouve toujours que le passé est plus fascinant que l'avenir, pourquoi le présent m'ennuie bien souvent, et pourquoi il faut que je l'imagine de la façon dont je m'en souviendrai pour pouvoir en jouir sur le moment. J'avais le temps de me laisser émouvoir par l'apparition, à l'improviste, - venant de je ne sais où -, d'un petit oiseau solitaire, gris avec la poitrine jaune et les ailes à stries noires, qui s'était posé sur une grue toute proche de moi et qui n'arrêtait pas de me regarder.

..........................
Les rendez-vous du bateau le long du parcours se succédaient dans un désir toujours plus pressant, et les jours passaient dans l'attente des points marqués au crayon sur les cartes du capitaine. Pendant trois jours, nous avons navigué en plein océan, attendant uniquement de passer près de l'île de Minicoy, mais, quand nous y sommes arrivés, c’est tout juste si nous avons vu le clignotement d'un phare. Même avec des jumelles, il était impossible d’apercevoir la léproserie sur la plage dont tous les officiers nous avaient parlé.

A l'embouchure du Détroit de Malacca, nous sommes passés à côté d'un groupe d'îles. L'une d'elle était petite et inhabitée, entourée de rochers et de récifs. Sur l'autre, plus grande et recouverte de palmiers, se détachait la silhouette blanche d'une église catholique. C'était l'île de Wè, où est enseveli Nino Bixio, le compagnon déçu de Garibaldi, venu en Asie pour essayer de faire fortune et se défouler de ses frustrations après l'expédition des Mille. Il fut un temps où les marins italiens qui passaient par là montaient sur le pont pour le saluer, mais cette habitude aussi a été mise de côté.

Nous entrâmes dans la rade de Singapour au milieu de la nuit. Le pilote chinois qui vint à bord susurra ses ordres dans un walkie-talkie et, à l'instant précis où le Trieste accostait au môle numéro 4, les grues, malgré l'orage qui s'était déchaîné, se mirent à décharger les conteneurs et à charger ceux qui étaient destinés au Japon, où le bateau devait se rendre avant de rentrer en Italie. On défendit à l'équipage de descendre à terre et d'aller en ville. Les opérations de ravitaillement allaient être terminées en quelques heures et le navire repartirait immédiatement, essayant de récupérer le retard accumulé et d'éviter les amendes imposées par les règlements internationaux.

Quand la police nous donna la permission de débarquer, tout le monde était tellement occupé par son propre travail que le moment des adieux et des échanges de cadeaux fut accéléré et, par conséquent, moins embarrassant. Le capitaine, au nom de tout l'équipage, nous donna un sachet en papier avec quelque chose de léger à l'intérieur. Quand nous sommes arrivés à l'hôtel, nous l'avons ouvert. Il s'agissait d'un drapeau, celui du Trieste, dont nous avions été les derniers passagers."

Extrait de "Un indovino mi disse" de Tiziano Terzani*. (Traduction de l'italien par ImpasseSud)

 

Ce voyage que j'ai beaucoup aimé, l'auteur l'a fait en 1993. Hier, comme par hasard, je suis tombée sur un article de Libération qui permet, justement, de faire le point sur les changements des personnels à bord des navires de la marine marchande. A lire absolument. *Florentin de naissance, Tiziano Terzani a été pendant 30 ans le correspondant pour l'Asie de Der Spiegel, et actuellement il habite en Inde.

 

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Ecrit par ImpasseSud, le Mardi 15 Juin 2004, 14:17 dans la rubrique "Récits".

Commentaires et Mises à jour :

PierreDesiles
23-06-04 à 17:01

Beau récit!

""des gens de son Asie bien aimée à travers la Thaïlande, la Birmanie, la Malaysie, Singapour, l'Indonésie, le Cambodge, le Vietnam, la Chine, la Mongalie, la Russie, etc...""

Des destinations toujours magiques, même si le monde change...

Les pionniers sont dans les livres maintenant, mais les rêves ne sont pas exclus pour prendre leurs places, dès l'instant où l'envie nous prend. On a tous, quelque part, un désir d'aventures qu'on se fait soi-même. Rien que le fait de voyager...c'est déjà un avant goût!

 """Tout est automatique. Il n'y a plus besoin de regarder la mer!" disait le capitaine, inconsolable.""

J'ai vu un reportage récent sur la chaîne "Voyage" sur les voyages norvégiens en bateau "Hurtigruten". Le capitaine disait la même chose, tout se fait par satellite et GPS. Plus personne ne se soucis de l'état de la mer et il y a bien longtemps qu'il n'y a plus de vigie! Ce sont des villes flottantes et je comprends l'ennui qui t'a gagné!  http://www.hurtigruten.fr/

Merci pour ce voyage, ImpasseSud!

Pierre


 
ImpasseSud
23-06-04 à 20:16

Re: Beau récit!

Pierre, tu postes toujours des liens fantastiques! Moi aussi, j'ai vu un reportage sur cette ligne. Le fait que ce soit encore un navire de ligne qui "travaille", et non pas un bateau de croisière lui conserve un côté fascinant.

Je sais que tu es un grand voyageur, mais pour ma part j'ai de moins en moins envie de voyager. Non pas que je n'aime pas ça, au contraire! Mais je me sens tellement mal à l'aise quand, par hasard, je me retrouve à côté d'un troupeau de touristes, qui avec leurs réflexions bêtes ou même doctes qui de toute façon jugent tout en fonction d'eux-mêmes, t'empêchent, par leur brouhaha incessant, de saisir l'instant, les nuances, l'atmosphère, les parfums, les rumeurs locales, étouffent toute communication, te volent ton plaisir, tuent le rêve.
J'aime les voyages sans contraintes, sans horaires, qu'on peut modifier selon son bon plaisir, pour un simple détail ou suite à une rencontre, ou alors des voyages comme celui-ci, où on se coule pendant un certain temps dans un genre de vie particulier. A côté de combien de choses passe-on aujourd'hui, phagocytés par les circuits classiques ? Et si on veut en sortir, les coûts sont de plus en plus exhorbitants, ne te laissant plus beaucoup de liberté.
J'ai pas mal de souvenirs de voyages (pas autant que toi!!!:-), mais ceux qui me sont les plus chers, ce sont ceux qui m'ont réservé des imprévus, même désagréables. Ça change tellement du tout programmé. Essaie de trouver le livre de Tiziano Terzani (peut-être à la bibliothèque?). Je suis persuadée qu'il te plaira énormémement.

 
ImpasseSud
11-09-04 à 15:43

Pour ceux qui seraient intéressés par un voyage de ce genre

voici un site proposé par L'Express.
http://www.mer-et-voyages.com/

Ici, il s'agit d'une simple information car, personnellement, je ne connais pas cette compagnie. Mais vu que l'idée me tente, j'imagine qu'elle tente aussi d'autres personnes.
Encore que le tout me semble "trop" organisé pour mon goût et un peu cher.....


 
Aurore
28-05-14 à 13:27

Dépaysement

Merci pour ce superbe récit qui nous fait voyager et nous transporte dans un autre univers.
Quelle expérience fantastique se doit être !
Lors d'un séjour à Singapour j'avais été fasciné par tous ces portes-conteneurs qui partent chaque jour en direction des 4 coins du monde !

Le transport est bel et bien un des pilliers de l'économie mondiale !

Aurore de tlbc.fr