Je n’en peux plus de ces chiffres qu’on vous assène à longueur de journée, dont les journalistes et les hommes politiques se gargarisent en se rengorgeant, comme si c’était un critère de valeur, d’importance… ou plutôt, au point où nous en sommes, le seul critère valable. Des millions ou des milliards, moi je m’en moque, et, régulièrement, pour ne pas étouffer, j’ai besoin de rafraîchir mon esprit, mon âme, de redécouvrir le monde des sentiments humanitaires qui se trouvent au fond de chacun d’entre nous et qui, eux, vous donnent vraiment la sensation de quelque chose de plus grand. Alors je vais à la chasse de ce genre d’histoire :
Pour bien saisir l'atmosphère heureuse dans laquelle se déroule la petite histoire qui suit, il faut savoir qu’Emergency, désormais, fait quasiment parti du patrimoine afghan, et avoir suivi un tant soit peu cette sale affaire, ce bras de fer de trois mois. Il y a deux jours, elle a rouvert le service de chirurgie de son hôpital de Kaboul, effectuant deux opérations le matin même, dès 8 heures. Et alors ? me dira-t-on. Alors ? Moi j’exulte, car c’est un exemple de la victoire de l’Homme dans ce qu’il a de meilleur, avec une intelligence bien utilisée, du bon sens et de la ténacité, le sens de la solidarité, de la justice et de la parole donnée, contre le mensonge, la vénalité, la fourberie, la mauvaise politique et la corruption, l’imbécillité, la lâcheté, le fanatisme et l’étroitesse d’esprit.
Construire, au Soudan, non loin de Khartoum, un hôpital hautement spécialisé en chirurgie cardiaque, cela a-t-il un sens, avec la guerre civile qui perdure au Darfour et les camps de réfugiés où les gens meurent de faim ? Est-ce vraiment urgent ? Je pense que oui, et je vais expliquer pourquoi.
Nous sommes à l’aube du 4 novembre 1966 quand, à Florence, après quelques jours de pluie ininterrompue et intense, l’Arno rompt ses digues. L’eau inonde les rues et les places et monte jusqu’au premier étage des maisons. Une plaque, Via de' Neri, rappelle le point le plus haut atteint par la crue :
Les présidentielles françaises sont pour l’année prochaine, mais on est déjà en pleine profusion de désinformation et d'intoxication dans un désir de main basse sur l'électorat. Et pourtant, non seulement à mes yeux, mais aussi à ceux d’un grand nombre de personnes, l’information de qualité, celle qui tient compte de son public sans essayer de le façonner ou de l'influencer sans l'annoncer, est encore quelque chose de nécessaire, voire d’essentiel. Voici une petite histoire vraie qui m'a beaucoup plue, car elle lui redonne la juste place et le sens de l'éthique qui devraient toujours être les siens.
"Une paix durable ne peut pas être obtenue sans qu'une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté", a déclaré Ole Danbolt Mjoes, le président du comité Nobel, en expliquant le choix fait parmi les 191 candidats en lice. "Le microcrédit est un de ces moyens". (Lire l'article paru dans Le Figaro)
Si je publie cet article après une traduction douloureuse, - de par son contenu -, du texte italien traduit de l'article russe pour Peacereporter, ce n’est pas tant (ou pas seulement) pour dénoncer une fois de plus les tortures infligées au peuple tchétchène et dont les témoignages abondent déjà, ni la pratique de la torture de la part des Russes, (pour cela voir « Tchétchénie »), mais surtout en hommage à une grande dame russe, Anna Politkovskaïa, journaliste comme il n’en est plus guère, en un geste d’union avec tous ceux qui, dans le monde entier, désirent que le silence ne tombe pas immédiatement sur son assassinat, le 7 octobre dernier, et, encore mieux, espèrent qu’elle ne sera pas morte en vain.
Les célébrités m'émotionnent rarement, car ce qu’on raconte d’elles cache ou maquille bien souvent des côtés obscurs, mais encore plus leur triste banalité. Par contre, quand mon chemin croise celui de quelqu’un qui a su tirer de lui-même et de la vie tout le potentiel positif qui s’y trouve, alors je l’admire, non pas uniquement en tant que personne, mais surtout comme une réussite du genre humain, même si je ne partage pas forcément toutes ses idées. Et si les oeuvres d'une de ces personnes-là, journaliste, écrivain et philosophe aussi « international » que l’était Tiziano Terzani, sont délibérément ignorées par l’édition des pays francophones (sauf pour ses fameuses Lettres contre la guerre) alors qu'elles ont un très grand succès, non seulement en Italie, mais en Allemagne, dans les pays de langue anglaise, au Japon et même en Turquie, et bien je me demande quelle est la raison de cet ostracisme. Quelqu’un relèvera-t-il le défi ?
David Attenborough, tout le monde le connaît, tout le monde a vu, une fois ou l’autre, un ou plusieurs de ses très nombreux documentaires et séries sur la nature, sur la planète Terre. Combien d’heures magiques ai-je passé, depuis toute petite, en regardant ses merveilleuses oeuvres à la télévision ! Et cette voix, toujours doublée par la même personne, que je reconnaissais parmi tant d’autres ! Dans ce domaine, cet homme-là, ce grand naturaliste et grand réalisateur, est une véritable autorité depuis cinquante ans. C’est la raison pour laquelle quand, quelques jours après avoir écrit ce billet qui rapporte une hypothèse sur la « physiologie » des variations climatiques, je suis tombée sur le dernier article de David Attenborough publié dans The Independent, Climate Change is the Major Problem Facing the World, je me suis précipitée pour savoir quelle était son opinion en la matière. Et bien, je dois dire…. Pour comprendre la suite, il est indispensable de lire l’article en entier, à la portée de tous ceux qui ont quelques bonnes notions d’anglais, car, oui….. Je dois dire que j’ai été déçue.
N’habitant pas en France, je ne "suis" pas directement concernée. Mais face à quelque chose d'inhumain, je me "sens" concernée en tant qu'être humain. Et vu que bonne partie de mes lecteurs habite la France, je reprends cet appel de Réseau Education Sans Frontières, déjà posté sur Place-des-fêtes, parce qu’il s’agit vraiment d’une infamie et pour qu'on fasse suivre. Où sont passés les grands principes de

