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Dimanche (06/01/08)
« Lions et agneaux », Robert Redford (2007)

Une seule journée, trois situations différentes et trois fronts étroitement liés qui se recoupent continuellement. Mais avant de parler de ce film, je tiens tout d'abord à dénoncer, une fois de plus, la mauvaise traduction française du titre original américain Lions for Lambs. Dans ce contexte, "for" signifie "pour", "au service de", et non pas "et". Une différence de taille, à mon avis, une trahison, une amputation dès le départ. Volontaire ou innocente ? Mais revenons à notre sujet. Sur le premier front, ... 

Ecrit par ImpasseSud, a 15:55 dans la rubrique "J'ai vu".
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Jeudi (02/08/07)
« Zabriskie Point », Michelangelo Antonioni, (1970)
--> Michelangelo Antonioni nous a quittés ce 30 juillet

Quelle hécatombe parmi les grands réalisateurs ce 30 juillet ! Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni, une génération exceptionnelle qui nous tire peu à peu sa révérence ! La télé a finalement extirpé de ses archives quelques-uns de leurs films les plus connus, comme Fanny et Alexander pour le premier, et Blow-up et Zabriskie Point pour le second. « Zabriskie Point », je me souviens de l’avoir vu peu de temps après sa sortie et d’en avoir été littéralement éblouie. Par son extraordinaire esthétique, cela va sans dire, qui suffit presque à en faire un très grand film, mais aussi par l’immense impression de libération qui s’en dégageait, même si, à l’époque, j’avais, sans aucun doute, des notions beaucoup moins claires (la France n’étant pas les Etats-Unis) sur les méfaits d’une civilisation qui avait résolument choisi la course à la consommation. Alberto Moravia, dans la présentation du film qu’il écrivit sans doute juste après sa sortie, en 1970, n’a pas hésité à qualifier cette œuvre de « prophétique ». Trente-sept ans plus tard, j’ai trouvé son commentaire si perspicace, que, plutôt que d'y aller de ma plume, j’ai préféré le reprendre et le traduire. Il est un peu long, sans doute, mais véritablement intéressant, car son contenu est à la fois si actuel et si décalé qu’on va quand même au bout.

Ecrit par ImpasseSud, a 12:13 dans la rubrique "J'ai vu".
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Dimanche (10/06/07)
« Hotel Rwanda », Terry George (2004)
--> ... et à propos du fichage identitiaire et de l'intelligence

Ce film-là, je tenais à ne pas le manquer. Il raconte, sur la toile de fond du génocide au Rwanda qui, en 1994, fit environ 1 million de morts en 100 jours, l’histoire vraie de Paul Rusesabagina, le directeur du luxueux hôtel « Les Milles Collines » à Kigali, la capitale du pays, qui, bien que Hutu, le transforma en lieu de refuge pour des centaines de Tutsi et Hutu modérés, sauvant ainsi plus de 1.200 personnes du massacre grâce à son intelligence et à son immense talent de négociateur.

Ecrit par ImpasseSud, a 09:58 dans la rubrique "J'ai vu".
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Mardi (22/05/07)
Graffiti du Brésil

Alexandre Orion

 

 

 

 On n'est pas toujours d'humeur à lire,
il arrive qu'on préfère ...
regarder.



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Ecrit par ImpasseSud, a 10:56 dans la rubrique "J'ai vu".
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Vendredi (09/03/07)
« Million dollar baby », Clint Eastwood (2005)
--> La boxe, sport ou plutôt jeu de massacre licite ?

Voilà un film (lire le synopsis ici) dont je ne sais pas quoi dire, si ce n’est qu’il ne m’a pas plu. Et pourtant, j’aime bien Clint Eastwood, j’aime bien Morgan Freeman, et Hilary Swank que je ne connaissais pas est tout à fait crédible. Je ne comprends même pas les louanges unanimes de la critique (qui m’ont incitées à le regarder bien qu’il s’agisse d’un contexte que je déteste), et m’aligne tout de suite sur la réserve (l’unique ?) de France-Soir : Il ne s'agit pas du chef- d'oeuvre dont on claironne partout la gloire sanctifiée par quatre super oscars [...] mais d'un mélo hypertrophié (ce qui plaît au public) contenu par une mise en scène archidépouillée (ce qui plaît aux critiques).

Ecrit par ImpasseSud, a 15:35 dans la rubrique "J'ai vu".
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Mardi (20/02/07)
« L’Esquive » Abdellatif Kechiche (2004)
--> 4 César® 2005

Dans une cité HLM de banlieue, Krimo (diminutif d’Abdelkrim), 15 ans, traîne son ennui. Il rencontre une de ses copines de classe, Lydia, la seule blonde aux yeux bleus du film, alors qu’elle est en train de s’acheter une belle robe pour mieux entrer dans le personnage de Sylvia qu’elle interprète à l’école, dans la pièce de Marivaux (« Les jeux de l’amour et du hasard ») qu'on prépare pour la fête de fin d'année, et finit par en tomber amoureux. Si la pièce de Marivaux retrace les multiples cheminements d’une histoire d’amour au XVIIIe siècle, cette histoire d’amour entre deux adolescents, au XXIe siècle et dans un cadre qui semble hermétiquement clos, est tout aussi compliquée avec ses intrigues, ses coups de théâtre, ses retournements et sa fatalité, tout aussi conditionnée par les habitudes et l’entourage.

Ecrit par ImpasseSud, a 14:46 dans la rubrique "J'ai vu".
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Mardi (17/10/06)
« Love actually », Richard Curtis (2003)

Ce film commence plus ou moins par ces phrases (je cite de mémoire) : « On dit que le monde est laid, qu’il n’y a plus d’amour, mais ce n’est pas vrai, le monde est plein d’amour. Que je sache, tous les appels partis des Tours Jumelles le 11 septembre, étaient des messages d’amour et non pas de haine. » Et on se retrouve dans le hall d’arrivée d’un aéroport, là où, en pleines retrouvailles, tout le monde ou presque s’embrasse et s’enlace, sans fausses pudeurs, dans une grande extériorisation d’un sentiment d’amour.

Ecrit par ImpasseSud, a 10:57 dans la rubrique "J'ai vu".
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Dimanche (24/09/06)
« Syriana », Stephen Gaghan (2005)

Hier soir, j’ai insisté pour voir ce film dont j’entendais parler depuis quelques mois, mais quand je suis arrivée à la fin, j’ai annoncé à mes proches que je n’avais rien compris, convaincue d’avoir manqué l’essentiel à force d’être obligée de m’esquinter les yeux tout en tendant le dos pour lire le plus vite possible les trop rapides sous-titres en anglais quand les conversations étaient en farsi ou en arabe. Je suis restée sur l'impression que ce que ce film raconte de façon complètement décousue, à propos de la course à l’or noir des USA sans la moindre exclusion de coups, de l’immense corruption qui règne au sein de ses pouvoirs politiques, de l’enrichissement des Emirats du Golfe persique basé sur l'esclavage des immigrés et de la récupération des désespérés par l'intégrisme musulman pour alimenter le terrorisme, tout le monde (ou presque) le sait déjà. Alors, pourquoi le présenter comme une révélation ?

Ecrit par ImpasseSud, a 21:33 dans la rubrique "J'ai vu".
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Mercredi (28/06/06)
« La Maffia fait la loi », Damiano Damiani (1968)
--> Titre original « Il giorno della civetta » (Le jour de la chouette)

Quel titre mal choisi ! Presque une trahison ! Avec un titre pareil, je n’aurais jamais eu l'idée de voir ce film, alors qu’au contraire, grâce à la subtitlité de son titre original, je l’ai vu plusieurs fois en version originale. Pourquoi n'a-t-on pas repris celui de la traduction française du livre de Leonardo Sciascia dont il est tiré, «  Le jour de la chouette » ? N'a-t-on rien compris ? « … come la civetta quando di giorno compare » (Shakespeare, Enrico VI) », peut-on lire en exergue. A l’époque où sort le livre de Sciascia, en 1961, la « mafia », - mot qu’on n’ose à peine employer, qu’on ne prononce qu’à voix basse -, est justement en train de changer radicalement de visage. Elle élargit son emprise, de l’ensemble du monde rural à celui des adjudications dans le domaine de la construction et des travaux publics, de la Sicile à l’Italie toute entière mais aussi au monde international…., comme la chouette qui, nocturne, secrète, presque invisible, change d'aspect quand elle sort au grand jour. Pour en revenir au film….

Ecrit par ImpasseSud, a 17:47 dans la rubrique "J'ai vu".
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Jeudi (23/02/06)
« Taxi driver », Martin Scorsese (1976)

De retour du Vietnam (on le suppose car il ne le dit pas), Travis Bickle, souffre d’insomnies qu’il meuble comme il peut. Il finit par trouver un emploi comme chauffeur de taxi. La dépravation, le dépotoir humain qu’il découvre dans les nuits de New York mais que personne ne semble voir comme un problème urgent, accentuent le déséquilibre dont il souffre déjà, le convainquant peu à peu du rôle de justicier dont il est probablement investi. C’est à partir de là que les armes entrent en scène en tant que protagonistes. L’attention de Travis se fixe tout d’abord sur un homme politique en campagne électorale, mais après un échec, il décide de « libérer » une jeune prostituée de 13 ans.

Ecrit par ImpasseSud, a 10:09 dans la rubrique "J'ai vu".
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