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Quand les vrais hypocrites accusent les autres d’hypocrisie.

Ici, je me réfère à l’article signé Philippe Moreau sur Libération en défense de l’exhibition du string à l’école, dans lequel il attaque durement et avec les mots grandiloquents de « stupeur », « colère » et « hypocrisie de tartuffe » la position de Ségolène Royal qui, elle, prône, non pas la chasteté, mais la décence et approuve que les chefs d’établissements l’interdisent. Franchement, j’ai été ulcérée.

 

Suite aux problèmes nés dans plusieurs établissements scolaires et qui, à Paris, sont allés jusqu’à la rixe*, ce monsieur, dans son article, fait appel aux conquêtes des féministes mais avec la libéralité et l'ouverture d'esprit typiques des messieurs qui prennent la défense des droits des surtout quand elles sont jeunes et jolies et qu’elles exhibent leurs atouts. Honte à Libération qui l’a publié !

 

Que les choses soient claires, chacun est libre d’endosser les sous-vêtements et les vêtements qui lui plaisent, mais le port « VISIBLE » du string à l’école est bien loin d’être un indice de libération des femmes. Au contraire, c’est celui, plus qu’évident, de la manipulation des adolescentes par les médias et la publicité, et du retour au galop de la femme-objet. Quand on est adolescente, bien souvent on ne sait pas où on en est, et la seule chose dont on est sûre, c’est que les lois ou les barrières instituées par les adultes nous sont trop étroites. Alors on rue dans les brancards, mais ceci depuis toujours. Alors où et quand est-il né ce fameux "rite de passage vers l'âge adulte", si ce n’est au sein de la société de consommation actuelle ?  

 

Sous nos climats, tempérés et plutôt froids en hiver (la canicule de cet été était exceptionnelle… et elle s’est produite durant la période de vacances !), il est normal de s’habiller, c’est-à-dire de se protéger des intempéries, et je ne sais pas si beaucoup d’hommes, à part les Ecossais, ont déjà porté une mini-jupe en plein hiver. Il en est de même pour l’exhibition du string, on ne doit pas avoir très chaud. Si une jeune femme de 22 ans décide de le faire, c’est son choix et son affaire, mais les choses sont bien différentes quand il s’agit d’une adolescente mineure à l'école.

 

En tout cas, le devoir des parents et de l’éducation nationale est celui d’essayer d’éduquer les enfants et les adolescents, c’est-à-dire de les préparer à leur vie future, en leur apprenant les us et coutumes en usages dans la société dans laquelle ils feront leur vie. Et tout le monde sait très bien que, passé l’âge de l’école, personne, dans notre société occidentale, ne tolérera cette façon de se vêtir sur un lieu de travail. Si des hommes on prétendra souvent la combinaison, la salopette, le blue-jeans/T-shirt ou le costume-chemise-cravate, des femmes on prétendra une blouse, un uniforme ou un tailleur. Si sur la plage ou en soirée tout est permis, hors de ces lieux, une façon de se vêtir provocante vous colle une étiquette. Et quel est celui d’entre nous qui ne s’est pas posé des questions à propos des « passages » plus ou moins obligatoires des jeunes filles qui, à la télé, sont au service de messieurs en costume et cravate ?

Et je suis sûre que les parents dont les adolescentes exhibent un string désapprouvent complètement cette pratique, ne l’acceptant bien souvent, plus ou moins contraints et forcés, que pour ne pas durcir ultérieurement un conflit générationnel. Ici il ne s'agit ni de bigoterie ni d'esprit retro, mais d'inquiétude à bon escient, à cause des risques que courent leur/s fille/s face à certains hommes qui sont trop contents de considérer cette façon de se vêtir comme un appel sexuel, ou, quand le mal est fait, comme une excuse, et tout cela à l’âge où elles sont le plus vulnérables ! Quels sont les parents qui souhaitent que leur propre fille aborde sa vie sexuelle par des abus ou même des privautés ?

 

Comment Philippe Moreau ose-t-il parler de « libération de la femme » dans le cas présent ? Vu que, d’après lui, l’exhibition du string fait partie de la « libération de la femme », pourquoi n’écrit-il pas un bel article pour promouvoir l’exhibition du string au travail ? Pourquoi  ne part-il pas en guerre pour que les femmes de 50, 60 ou 80 ans mettent en belle vue leur string ? Certaines en portent, et parmi elles il y en a certainement qui ont envie de les exhiber. Où bien les femmes de ces âges-là ne sont-elles plus des femmes ?

 

L’école, le collège, le lycée, l’université (tiens, je paierais cher pour voir une étudiante universitaire se présenter à un examen en exhibant son string !) sont des lieux d’instruction et d’éducation. Et comme Madame Royal, je suis d’accord sur le fait que l’interdire à l’école est une bonne chose, car aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [….]. Après on s’étonne que les adolescentes soient victimes d’attouchements ou de violences sexuelles…. »

 

Quelle est selon vous le degré de maturité d’une société qui part en guerre pour l’exhibition du string à l’école, mais expulse des élèves pour le port du voile ? Dans les deux cas il s’agit d’un vêtement, et pour ceux qu voudront me rétorquer que le second est un signe religieux, je répondrai que, en effet, tout vêtement est un signal, même le string, et encore plus quand on l’exhibe.

 

Notre société ne sait vraiment plus où elle en est ! Alors à quand l’uniforme à l'école ?

 

(* Le Parisien, entrer le mot "string")

 

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Ecrit par ImpasseSud, le Mardi 14 Octobre 2003, 15:00 dans la rubrique "Actualité".

Commentaires et Mises à jour :

Philippe Moreau
03-12-03 à 16:34

Reponse

Bonjour,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre réponse à un courrier que j'avais envoyé à la rubrique "Rebonds" de Libération, sur le port du string à l’école.

J'ai réagi particulièrement à ce passage de la déclaration de Ségolène Royal : "Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur (...).
Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles..."
C’est cette phrase qui, en fait, a motivé ma réaction, parce qu’elle tend à transférer la responsabilité du viol sur la femme. Avec les conséquences sociales que l'on imagine. Ce transfert est inacceptable. Il est même scandaleux. Est-on responsable, à quelque titre que ce soit, d'un viol que l'on subit ?

Cette déclaration s’inscrit dans un climat idéologique où des hommes politiques, mais aussi des psychologues et des sociologues en viennent à remettre en cause publiquement des acquis aussi évidents que la mixité à l’école.
Avec comme arguments la montée de la violence entre les sexes et, de façon plus inattendue, l’affaiblissement du niveau scolaire des hommes relativement à celui des femmes.

Comme le débat sur le port du voile, le débat sur le port du string réduit finalement le corps de la femme à un territoire symbolique où s’affrontent des forces politiques totalement indifférentes à la psychologie, à la sensibilité des personnes concernées.

Je cite le sociologue Jean-Paul Amadieu dans mon texte, parce qu’il explique très bien que le port du string apparent ne se réduit pas, pour les adolescentes, à un acte de séduction, mais constitue aussi un acte d’acceptation de soi et d’affirmation de sa féminité. En leur disant de ne plus montrer leur string, on dit aussi aux adolescentes que leur féminité est un objet de honte. Avec pour conséquence probable la haine de soi
et l’intériorisation d’une culpabilité qui n’est pas la leur, en cas d’agression sexuelle.

Vous pensez que ces jeunes filles sont manipulées par la consommation de masse et qu'il s'agit là d'un "mal" contemporain - dois-je vous rappeler que les mêmes débats ont eu lieu à propos de la minijupe ? Proposez-vous également d'interdire la minijupe ?

J’ai été très étonné de l’absence de réaction des féministes françaises à ces déclarations de Ségolène Royal comme à celles, ultérieures, de l’actuel ministre délégué à l’enseignement scolaire Xavier Darcos, estimant
« normal que l’on demande aux jeunes filles, lorsqu’elles commencent à être désirables, de faire en sorte qu’elles ne provoquent personne ». Je ne pense pas qu’il soit besoin qu’une femme soit en string pour qu’on la désire. Alors, où fixer la limite du "désirable" ? Aux fantasmes personnels du ministre délégué à l’enseignement scolaire ?

Je ne sais pas si cette démission des féministes résulte d’un fossé qui se serait creusé entre elles et les nouvelles générations... ? Votre réaction, où il est plusieurs fois fait mention d'un critère d'âge que je n'avais pas évoqué et qui me paraît, à titre personnel, assez hors de propos, plaide pour cette interprétation. Vous me reprochez de défendre ces filles parce qu'elles sont jeunes ? Ah ? Alors, on ne peut être féministe que vis-à-vis de certaines femmes et pas d'autres ? Les autres n'ont pas de droit, à part celui de se cacher et de se taire ? Décidément, sale temps.


Philippe Moreau.

 
ImpasseSud
03-12-03 à 20:04

Re: Reponse

Bonsoir,

 

Je vous remercie de votre passage, et j'apprécie beaucoup que vous ayez pris le temps de me répondre. Cependant je continue à ne pas être d'accord avec vous pour deux motifs très simples.

1) Vous comparez deux choses incomparables : le string qui est un sous-vêtement et la mini-jupe qui est un vêtement.
Si les féministes n’ont pas réagi, c’est probablement parce qu’elles pensent la même chose que moi. Ce que Ségolène Royal a contesté, ce n’est pas le port du string, mais bien le « string visible à l’école ». Comme déjà écrit, l’école n’est pas une plage, et je suis persuadée que vous-même, vous ne vous habillez pas de la même façon sur votre lieu de travail et au bord de la mer. Si sur une plage le port du string permet une juste exhibition d’une féminité à peine acquise, à l’école, cela a exactement les sens si bien illustré par l’ex-ministre, c’est-à-dire celui d’un appel sexuel tout à fait déplacé en ce lieu, et qui peut effectivement déclancher des réactions de privautés de la part des garçons, déjà si bien instruits par la télé (films, téléfilms et émissions). Avant d’écrire votre article, êtes-vous allé leur demander ce qu'ils en pensent?

 

2) A mon avis vous mélangez tout. L’éveil de la féminité chez les filles n’est pas une nouveauté de notre époque! Quel âge avaient Roméo et Juliette ? Quelle est la femme de 50 ou 60 ans qui n’a pas eu son petit copain quand elle en avait 14 ou 15 ? Et pourtant, quand elle était jeune, on s’habillait d’une façon plus stricte et plus classique. Et il ne manque plus que les psychologues pour venir compliquer les choses et fabriquer des idées de complexe. L’exhibition du string a l’école n’est rien d’autre qu’un geste de provocation spécifique à l’âge de celles qui la font, un geste d'opposition envers les adultes. Ça leur passe en grandissant. En attendant, à l’âge qu’elles ont, elles ne sont pas conscientes de jouer avec le feu. Alors faut-il éviter d’appeler un chat un chat ? Est-ce que la « décence » serait devenue bigoterie ?

 

Le mal contemporain, c’est « l’indécence », dans les tenues, dans le langage, dans l'exemple, et les femmes, loin d'y retrouver leur compte, sont, au contraire, en train de voir grignoter tous les acquis des années 70/80.

Le seul point où je suis d’accord avec vous c’est sur le « Décidément sale temps ! », car il est bien sale, en effet, si on ne peut même plus dire à une jeune élève d’aller se rhabiller plus correctement sans déclancher une affaire d’Etat.  

Croyez en mon point de vue, Monsieur, c’est celui d’une femme.

 


 
castor
03-12-03 à 22:55

A mon avis, le problème est mal posé.

Euh, on va encore me reprocher des querelles de langage, mais je propose que l'on arrête de parler de "port du string", qui est un terme clinquant mais mal approprié, et que l'on parle du port du pantalon taille basse.

Car le comportement dont il est question n'est pas le port d'un sous-vêtement ou d'un autre, mais bien d'une manière de porter ses vêtements, de manière à laisser voir les sous-vêtements. L'adoption de ce terme permettrait de se rendre compte plus facilement que le phénomène n'est pas limité aux seules filles.


 
ImpasseSud
04-12-03 à 08:18

Re: A mon avis, le problème est mal posé.

Pour ma part, je ne te reprocherai rien du tout, car ayant l'habitude de naviguer entre trois langues, je connais trop bien l'importance de l'emploi du "mot juste".

En plus, je trouve ta remarque tout à fait pertinente. En Italie, le même problème est né dans les collèges, et on a demandé aux adolescentes de cesser d'exhiber leur nombril, ce qui, somme toute, est plus explicite.

A propos de pantalon taille basse, la mode les avait déjà proposé dans les années 70 il me semble, mais personne, à l’époque, n’a eu l’idée de les porter sans un chemisier ou un pull long. Cela confirme ce que je disais dans mon article : le retour à la femme-objet. La mode actuelle pense plus à exhiber les femmes qu’à les habiller, et les médias font le reste.…


 
castor
04-12-03 à 11:36

Re: Re: A mon avis, le problème est mal posé.

Le problème du nombril, c'était il y a quinze ans en France. D'ailleurs, je ne crois pas qu'il y avait eu autant de barouf à l'époque. Il faut dire que la France est grande, et que si l'on peut reprocher aux élèves de montrer leur nombril en février à Béthune, cela devient plus délicat en mai à Béziers. (et le cas dont j'ai été témoin était plus proche de la deuxième situation)

Mais le lièvre que je voulais soulever, au delà de l'utilisation d'une
terminolgie plus exacte, était: Et les garçons? il ne portent pas de pantalon taille basse qui laisse voir leur caleçon? Je croyais que cela
se faisait, moi. Pourquoi n'en parle-on pas? Cela ne se fait plus? Pourquoi avoir une lecture a priori sexiste de cette mode?

Pour ma part, je considère que le simple fait de parler de "port du string" découle au moins d'une vision biaisée du sujet. Vision que nous
a préparé les médias et dans laquelle tout le monde s'est engouffré.

 
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12-04-04 à 20:26

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Songe ... - Médiatisation du blog : réponse au nouvel obs ... : "Songe, je souhaite vivement que ta réponse comparaisse et qu'elle serve à ouvrir les yeux de quelques-uns. Pour ma part, désormais, je commente les articles qui me choquent sur mon joueb, et tous nos articles finissant sur Google (qui a vraiment de bons côtés si on sait s'en servir :-))), il arrive qu'une réponse de son auteur arrive directement chez moi, comme ici par exemple, ou qu'on cite un de mes articles en lien, comme là. C'est une autre façon de participer à l'information :-)"

 
Incognito
16-07-04 à 12:20

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Excite - Search: Elles s'exhibent : "Entre mer et maquis - Quand les vrais hypocrites accusent les autres...des messieurs qui prennent la défense des droits des femmes surtout quand elles sont jeunes et jolies et q"

 
Incognito
25-08-04 à 16:34

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Présence - Nouvel ordre sexuel : " Ton article, dont je partage tout à fait les idées, rejoint la discussion en cours sur CTC "Génération "Sexy""Le drame c'est non seulement l'encouragement des médias opportunistes, mais surtout le laxisme de certains parents même plus capables de dire leur mot à propos de l'accoutrement de leurs fillettes. Certains en sourient même avec complaisance. Quant aux enseignants, je sais que leur tâche est parfois difficile, surtout dans les collèges (11-15 ans). Il ne doit pas être très facile de s'opposer au"

 
Incognito
08-12-04 à 07:22

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Dogpile - Web Search: jeunes et jolies : "24. Entre mer et maquis - Quand les vrais hypocrites accusent les autres d'hypocrisie.... aux problèmes nés dans plusieurs "

 
Julie
31-12-04 à 21:08

Féminisme et string

Moi, je suis d'accord avec Phillipe Moreau.
Les féministes qui trouvent décadent de montrer le corps féminin feraient mieux de s'occuper des intégristes de tout genre qui veulent nos imposer leur manière de vivre, et surtout contre les racailles qui prennent des exuses faciles .


Je suis élève dans une école d'ingénieur, milieu typiquement masculin ( 80% de gars, 20% de filles).

Quitte à choquer certains (ou certaines), je vais être très directe: je m'habille souvent de manière sexy (mais quand même pas comme une prostituée!) , je mets des pantalons moulants, des débardeurs, des décolletés, et je n'ai pas honte de mettre des strings!
Je suis ni belle ni moche, et je trouve que mettre mon corps en valeur attire les regards masculins.

Etant jeune, j'ai envie d'avoir le plus d'expérience possible. J'ai déjà eu un bon nombre de petits copains au cours de mes vingt années d'existence, avec certains c'était seulement une attirance physique , avec d'autres j'ai vécu des aventures plus sentimentales, bref j'ai le comportement qu'un mec a avec les femmes, et je ne me considère pas comme une salope.

Comme il n'y a pas beaucoup de filles en écoles d'ingé, les mecs sont plutôt entreprenants. Mais je ne me vexe pas lorsque l'un d'eux regarde mes fesses (sauf s'il le fait trop lourdement bien sur), parce que c'est moi qui choisi de m'habiller comme je le fais. Et je sais que la plupart (sauf quelques frustrés) me regardent pas comme un bout de viande, parce que je parle souvent de sujets intellectuels et sérieux avec eux.

A des soirées, j'attire certes des mecs avec ma tenue, mais après on a des discussions intéressantes , on danse, et parfois ils m'emmènent dans leur chambre où j'ai les emmène dans la mienne pour la nuit.

Et encore une fois je ne me considère pas comme une pute.
On est en occident, pas dans un pays musulman, une fille a le droit de s'habiller sexy seulement pour les mecs qui lui plaisent, ce n'est pas parce qu'elle a mis un string qu'elle veut baiser avec le premier venu.
Les excuses des gars du cité du genre "c'est elle qui nous a provoqué" sont inadmissibles, et montrent à quelle point leur frustration est grande.

Pour celle qui me prendrait pour une dépravée: je crois en l'amour et j'espère qu'avant d'avoir 40 ans j'aurais trouvé l'homme idéal avec qui je ne m'ennuierais jamais.
En attendant je profite de ma jeunesse, et je pense que plutôt que de nous vouloir couverte de la jambe au cou, les vrai féministes devraient aller dans mon sens.

 
ImpasseSud
31-12-04 à 22:29

Re: Féminisme et string

Julie, j'aime beaucoup la façon dont tu exposes ton point de vue, précis et convaincu. Mais vu que tu as vingt ans, tu n'entres plus dans le cadre de la bataille verbale de Philippe Moreau qui parle des adolescentes. Dans mon billet n'ai-je pas écrit :  " Si une jeune femme de 22 ans décide de le faire [l'exhibition du string], c’est son choix et son affaire, mais c’est bien différent quand il s’agit d’une adolescente mineure à l'école "?

Ici tu trouveras un article écrit pas une jeune fille qui est actuellement en première au lycée. Tout comme moi, elle fait partie des modérateurs du forum C'est-tout.com, et elle ne me semble pas particulièrement frustrée. Elle aussi pense que les parents et les enseignants ont un devoir d'éducation envers les adolescents/tes.

Quant aux féministes, je n'arrive pas bien à cerner l'idée que tu t'en fais. A mon point de vue, chez elles on trouve (comme dans tout d'ailleurs) des excès, mais la plupart d'entre elles font preuve de bon sens et défendent avant tout l'égalité de droits hommes/femmes. Si aujourd'hui tu peux t'exprimer à travers ton corps comme tu le fais, c'est sans aucun doute grâce à elles, aux batailles qu'elles ont menées après 1968 et surtout durant les années 70.

Tu parles de tes 40 ans. D'ici là tu changeras bien des fois d'avis, selon les circonstances de ta vie : quand tu exerceras ta profession (car ce qu'on accepte d'une étudiante on ne l'accepte pas d'un ingénieur, tu t'en rendras très vite compte), si un jour tu as une relation stable avec quelqu'un, si tu as des enfants, etc....  Ton comportement actuel s'inscrit dans un contexte, et il en sera de même dans le futur.

Alors Bonne chance et vu que nous sommes le 31 décembre, je te souhaite une très bonne année et la réalisation de tous tes désirs.


 
Incognito
02-06-05 à 12:46

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TURTLE SOUP: Ma page d'accueil : " oublions la politique, on va parler de cul. Et je vais même laisser les autres en parler à ma place, je me sens pas capable de faire aussi bien. Alors, pour tout connaitre de l'affaire des publicités Sloggi, cliquez ici. Pour connaître l'avis d'une amie de Ségolène sur l'affaire du string à l'école, c'est plutôt ici. Et pour connaître MON opinion, lisez plutôt celle de Régine Desforges dans l'Huma, et c'est là que ça se passe.Il faut noter que cette ex-ministre affiche une constance remarquable dans ses préoccupations: se scandaliser deux fois pour une histoire de ficelle dans deux affaires n'ayant rien à voir ent"

 
Incognito
30-10-05 à 20:05

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Web Blog Directory - WeBlog A Lot - Aggregating the PoweR of Blogs! : " impassesud : Quand les vrais hypocrites accusent les autres d hypocrisie. (Oct 14 2003 14:57 GMT) - Ici, je me réfère à l article signé Philippe Moreau sur Libération en défense de l exhibition du string à l école, dans lequel il attaque durement et avec les mots grandiloquents de « stupeur », « colère » et « hypocrisie de tartuffe » la position de Ségolè"

 
Incognito
23-11-05 à 16:51

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Rechercher :liberation des femmes et vetements - Copernic : "34. Entre mer et maquis - Quand les vrais hypocrites accusent les autres d'hypocrisie.... vêtements et les v"

 
Incognito
17-03-07 à 17:32

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Oh Ségolène - Tristram Shandy : " oublions la politique, on va parler de cul. Et je vais même laisser les autres en parler à ma place, je me sens pas capable de faire aussi bien. Alors, pour tout connaitre de l'affaire des publicités Sloggi, cliquez ici. Pour connaître l'avis d'une amie de Ségolène sur l'affaire du string à l'école, c'est plutôt ici. Et pour connaître mon opinion, lisez plutôt celle de Régine Desforges dans l'Huma, et c'est là que ça se passe.Il faut noter que cette ex-ministre affiche une constance remarquable dans ses préoccupations: se scandaliser deux fois pour une histoire de ficelle dans deux affaires n'ayant rien à vo" rel="nofollow"