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Beyala Calixthe, « Femme nue, femme noire » (2003)

J’ai beaucoup aimé ce livre qui, en outre, est bigrement bien écrit. Il commence ainsi : "« Femme nue, femme noire, vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté… » Ces vers ne font pas partie de mon arsenal linguistique. Vous verrez : mes mots à moi tressautent et cliquettent comme des chaînes. Des mots qui détonnent, déglinguent, dévissent, culbutent, dissèquent, torturent ! Des mots qui fessent, giflent, cassent et broient ! Que celui qui se sent mal à l’aise passe sa route... Parce que, ici, il n’y aura pas de soutiens-gorge en dentelles, de bas résille, de petites culottes en soie à prix excessif, de parfums de roses ou des gardénias, et encore moins ces approches rituelles de la femme fatale, empruntées aux films ou à la télévision."

 

« Femme nue, femme noire, c’est l’histoire d’Irène Fofo, kleptomane. Outre le vol, seul le sexe lui procure un plaisir comparable. A l’issue d’un larcin dont le butin n’est rien d’autre qu’un bébé mort - mauvais augure, elle se fait repérer par Ousmane qui l’engage « à être folle, à l’excès ».

De prime abord, Femme nue, femme noire n’est rien d’autre qu’un livre érotique dont les mots et les situations ne cesseront de vous agresser voire même de vous choquer. A vous de lire entre les lignes ! Car le sexe n’est ici qu’un prétexte pour parler de liberté, d’émancipation des femmes, d’une Afrique qui renonce difficilement à ses « gris-gris » et qui ne « cadeaute » pas ceux qui veulent changer les choses.


J’ai emprunté ces quelques lignes à un très bel article signé Falila Gbadamassi, dont je conseille la lecture à tous ceux qui veulent en savoir plus sur ce roman de Calixthe Beyala, car je ne saurais faire mieux.


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Ecrit par ImpasseSud, le Mardi 28 Novembre 2006, 15:40 dans la rubrique "J'ai lu".