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Pourquoi Zidane a-t-il craqué…… Hypothèse
--> Racisme oui, racisme non.

Le dernier « scandaletto » de la finale de la coupe du monde, à mon avis, est du niveau des « controverses » des cours de récréation d’écoles primaires et il est bien dommage qu’on ait perdu l’habitude de mettre, tout bonnement, les deux coupables au coin. Au lieu de renforcer l’imbécillité de leur ego, cela leur donnerait peut-être le temps de réfléchir et d’avoir honte de leur comportement. Une fois de plus, les médias sont en dessous de tout. Mais là n’est pas mon propos.

 

Le foot ne m’intéresse pas, quel que soit l’enjeu, je n’ai donc regardé aucun des matchs. Mais lors de la finale et vu que chez moi quelqu’un la regardait, je me suis quand même arrêtée un instant devant le téléviseur, au début, au moment des hymnes, pour voir quelles têtes avaient les champions de mes deux pays du cœur.

Tandis que les Italiens chantaient tous le leur à gorge déployée, la moitié des joueurs français, pour la plupart descendants des identités qu’on persécute et expulse aujourd’hui, n’a pas ouvert la bouche, la mine renfrognée, et les autres le chantaient les dents serrées. Apparemment, la Marseillaise n’est plus le leur, et ce qui fait d’eux des champions, c’est uniquement la passion du ballon.
J
’ai eu la conviction immédiate que l’Italie allait gagner.

 

Une finale de coupe du monde est avant tout un affrontement (même si ludique) entre deux pays, où, en plus de la passion pour le football, de l’habilité des joueurs et de la cohésion de l’équipe, le sentiment d’appartenance a son poids. Et, en France, c’est là que le bât blesse justement. Le racisme débordant de ces derniers temps, la classification flagrante des Français en deux catégories, non pas par l’extrême droite, mais par une bonne partie de la population (y compris une partie des intellectuels) qui s’identifie tout à coup, à cause de la plaie du chômage qu’on refuse de résoudre au nom du libéralisme des riches, aux extériorisations et aux outrances d’un ministre, qui plus est descendant d’immigrés.

 

En Italie, même dans le plein de l’euphorie, beaucoup ont dit que le jeu de l’équipe française avait été légèrement meilleur. Au bout du compte, cependant, c’est sans doute le racisme qui a tiré au but. Car il faut être bien superficiel et avoir bien peu de cœur et de bon sens pour croire que les manifestations d’enthousiasme débordantes mais faciles pour un « ballon d’Or » suffisent à effacer, dans son subconscient, les blessures intimes infligées ou rouvertes récemment par les droits niés à certaines origines, par le claquemurage et la répression méprisante dans les banlieues, et par le révisionnisme historique parlementaire.

Le racisme est incandescent, impétueux, dévastateur, ses effets ne s’arrêtent jamais sur mesure ou quand cela vous arrange. Les joueurs français avaient, sans aucun doute, envie de gagner, mais peut-être pas tous pour la France d’aujourd’hui.

 

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Ecrit par ImpasseSud, le Dimanche 16 Juillet 2006, 08:09 dans la rubrique "Actualité".
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