Ramallah – Les jeunes Iraniennes, Syriennes et Jordaniennes pleurent. Elles, elles ne peuvent pas entrer en Palestine, dernière étape de Follow the Women, le cortège de 250 femmes qui traverse le Proche-Orient à bicyclette pour manifester en faveur de la paix [voir le parcours, le programme, NdT]. Elles ne le peuvent pas parce qu’entrer en Palestine signifie passer la frontière d’Israël qui n’accepte aucun ressortissant d’Iran, de Syrie et de Jordanie. De leur côté, ces trois Etats nient les visas d’entrée aux Israéliens.
En France : Un pitbull (ou un rottweiler ?) attaque son patron (ou sa patronne ?) et le(la) tue. La nouvelle ne fait plus sensation et c’est sans doute la raison de mon imprécision. Mais la suite… prononcée hier par la même journaliste d’un JT régional de France 3 (Champagne Ardennes 19H pour ne pas le nommer) m’a tout d’abord bloquée sur place puis fait bondir. En l’essence, cette jeune femme a dit le plus sérieusement du monde qu’une des solutions, ce serait de fournir un soutien psychologique… à l’animal !
Amman – La première journée en Jordanie de Follow the Women, la manifestation en faveur de la paix de 250 femmes à bicyclette au Moyen-Orient [voir le parcours, le programme, NdT], commence mal. Du Liban voisin arrivent les nouvelles d’un pays dans le chaos, à la veille de la guerre civile (1). L’aéroport est fermé, la frontière avec
C’est le nom qu’en un premier temps les élus du Partito Democratico italien (ce qu’il reste de l’ancienne gauche) avaient donné à l’idée brillante qui leur est venue après le coup de Trafalgar essuyé aux élections législatives du 13 avril dernier préparées par une campagne au son de « Yes, we can... I care ». Dans une Italie où on se compare sans complexe aux Etats-Unis (probablement à cause de la parenté qui s'est créée à travers le grand nombre d'émigrés qu'elle leur a envoyé), ils avaient sans aucun doute carrément oublié, avec tout le reste d'ailleurs, qu’on y parle encore l’italien et que, du Nord au Sud, ses habitants y sont étroitement attachés à leurs origines voire à leurs dialectes. Bref, quelqu’un a dû leur souffler à l’oreille qu’on était encore de ce côté de l’Atlantique et c'est ainsi qu'ils ont fini par arriver au « governo ombra », son correspondant.
Damas – A la frontière entre
Damas – Rabia, un voile et un long survêtement rose. Elle est née dans le camp de réfugiés d'Al Hussaineh, mais sa famille vient d’Haïfa. Quand elle voit venir une cycliste palestinienne, elle lui prend les mains, lui demande des nouvelles de sa ville, elle veut savoir. Mais la cycliste ne peut pas l’aider, parce qu’à Haïfa, elle n’y est jamais allée. Alors les femmes pleurent toutes les deux, en silence, et elles s’embrassent.
Dans nos esprits embrumés, assoupis, voire endormis par une information routinière et partisane qui ne rapporte qu'une suite de faits violents, qui pourrait imaginer qu’au Proche-Orient, ces jours-ci, du 3 au 15 mai 2008, a lieu la quatrième édition de la « Follow the women » (Suivez les femmes), sorte de course cycliste féminine pour la paix ? Une belle histoire que la journaliste Cecilia Gentile est en train de suivre pour
Comme je l’ai écrit ici, la seule chose positive qu'on puisse reconnaitre au défunt gouvernement de gauche italien, c'est sa déclaration de guerre à l’évasion fiscale. S’il est évident que ce genre de manœuvre n’est pas toujours du goût de tout le monde mais que, somme toute, il voit quand même le consentement de la presque totalité de la population, qui aurait bien pu imaginer que dans un ultime trait de génie, ce même gouvernement allait mettre on-line les déclarations de revenus de tout un pays ?
D’une part, parce que c’est en train de tourner à l’habituelle rengaine-souvenir où, entre mythes, fioritures alléchantes et slogans dont l'humour a fait son temps, on noie la réalité des faits. Ensuite parce qu'on l'associe systématiquement, on le confond même carrément avec le « Peace and Love » des hippies des années 60 aux Etats-Unis, qui, aujourd'hui, n’est pas moins ridicule que le « der des ders » de
En Israël, c’est la fête d’Hanoucca, la fête des Lumières, et tandis que Daniela Yaari, professeur de lycée, profite de cette semaine de vacances pour aller retrouver, en Tanzanie, son beau-frère Yirmiyahu (Jérémie) resté en Afrique comme comptable à la suite d’une expédition paléontologique après la mort de son fils Eyal et de sa femme Shuli (la sœur de Daniela), Amotz, son mari, reste à Tel Aviv et s’occupe des membres plutôt turbulents de la famille Yaari. Avec ce roman, Abraham Yehoshua nous entraîne dans un duo entre mari et femme, couple entre deux âges encore amoureux et harmonieux, narrateurs en alternance d’affaires de famille qui se déroulent en l’espace d’une semaine entre Israël et l’Afrique.

